mercredi 7 octobre 2009

Live Report : Green Day à Paris Bercy


Décembre 2005. Sous le sapin, Bullet in a bible, le dernier live de Green Day en date. Après l'immense succès d'American Idiot, Green Day réussi à enregistrer le concert parfait devant 65.000 personnes. Deux soirs de suite. Et autant vous dire que c'est une grosse claque que je me suis pris en pleine gueule un soir de Décembre en regardant ce DVD live qui restera encore longtemps une référence pour moi. Green Day en concert, c'est un grand show à l'américaine et c'est rock'n'roll à souhait : guitare saturés, feux d'artifices, pitreries sur scènes, compositions imparables, fosse en délire, et j'en passe. Une icône du punk rock américain, qu'on le veuille ou non. Depuis Décembre 2005, cette idée m'est restée dans la tête : la prochaine fois que le groupe passe en France, je serai de la partie. Promesse tenue en partie seulement, étant donné que le groupe passera à Paris et Lyon l'année suivante si mes souvenirs sont bons. Retour en 2009. Avec 21st Century Breakdown, Green Day frappe fort. Dans la continuité d'American Idiot, le groupe signe ici un opus lourd (18 chansons tout de même), perfectible, mais ultra efficace. Dans la foulée, deux dates sont annoncées pour la France : Toulouse le 2 Octobre, et Bercy donc, le 4 Octobre. L'occasion rêvée.

Départ de Nantes en TGV à 9h ce dimanche 4 Octobre tant attendu. Arrivée vers 11h15 à Montparnasse, le temps de trouver un hôtel (oui, on s'y prend à la dernière minute, quand je vous disais que c'était le week-end punk...), et nous voilà devant le Palais Omnisport de Paris Bercy. Capacité maximale : 18.000 spectateurs. Inutile de vous dire que le concert était complet depuis bien longtemps. Arrivée sur les lieux à 12h30, et c'est parti pour une longue attente, sachant qu'à vue d'oeil, entre 200 et 300 personnes étaient déjà sur les lieux (n'oublions pas de mentionner les fous qui ont campés devant Bercy dès le vendredi soir). Au programme de cet après midi dehors : sandwichs, iPhone, bousculades, un gars de la sécurité un peu sur les nerfs, et surtout une bonne dose d'ennui. Après avoir pénétré dans l'enceinte de Bercy, je me retrouve plutôt bien placé dans la fosse sur la côté droit de la scène. Première partie : Prima Donna. Un choix plutôt logique étant donné que le chanteur/guitariste du groupe accompagnait les Foxboro Hot Tubs sur scène (le side-project de Green Day en quelque sorte, pour les incultes). J'avais entendu parler du son très moyen des concerts à Bercy. Et je dois dire que ces gens là avaient bien raison. C'est vraiment brouillon et certaines guitares peinent à se faire entendre. J'étais prévenu. Bon sinon, Prima Donna, c'est plutôt pas mal, ça se la pète un peu sur scène pour pas grand chose, mais c'est écoutable.

Nous y voilà. Après cette première partie acceptable, et les pitreries d'un certain lapin rose sur scène, Green Day rentre en scène. Après l'intro Song of the century, le concert démarre sur 21st Century Breakdown, pour enchaîner sur le single Know Your Enemy. Ils sont là, devant moi. Billie Joe Armstrong, Mike Dirnt et Tré Cool. Autant vous dire tout de suite que tenir 2 heures (sans compter la première partie...) dans la fosse est une épreuve dont on ne ressort pas indemne. Mouvements de foules à répétitions, des gens qui poussent dans tous les sens avec un gros sourire niais, des imbéciles de 14/15 ans qui s'amusent à faire chier le monde... Des baffes se perdent décidemment. Bizarrement, ce sont les même petits cons qui ne connaissent pas les paroles quand vient le tour des classiques : Hitchin' a ride, Brain Stew, Minority... Les titres s'enchaînent et la prestation est impeccable : c'est énergique, ça déconne entre les morceaux, le public participe au show... Mention spéciale pour les décors qui changent souvent entre les morceaux. Ils sont du plus bel effet et révèlent parfois des plans sur les différents membres du groupe ainsi que le public. Vraiment très classe.

Comme prévu, sur East Jesus Nowhere, BJ fait monter un môme sur scène. Même chose pour Longview : plusieurs personnes montent tour à tour sur scène pour chanter. Encore faudrait-il qu'ils connaissent les paroles... Pendant ce temps, évacuations à la pelle dans la fosse. Pour vous donner une idée, plus de 50 personnes étaient passés à l'infirmerie après la première partie. Impressionnant. La setlist quand à elle est très bien faite : après un début de concert sous le signe de 21st Century Breakdown, c'est un véritable best of que nous offre le groupe, ponctué par des tubes comme American Idiot évidemment, et le récent 21 Guns par exemple. Green Day n'est pas un de ces groupes qui vient sur scène uniquement pour interpréter platement ses chansons et partir au bout d'une heure et quart sans avoir touché un mot à son public (je ne vise personne, voyons). Ici, on a le droit a plus de deux heures de shows, 28 chansons, deux rappels, quelques reprises partielles entre les morceaux (Iron Man, Satisfaction, etc...), des feux d'artifices, des confettis, du papier toilette, des t-shirts balancés dans le public d'une manière plutôt originale, Billie Joe qui nous montre sa lune deux fois dans la soirée, la totalité du groupe déguisé lors de King for a day... Oui, Green Day est un groupe généreux et le prix de la place est amplement justifié. Même si a de nombreux moments j'aurai préféré être dans les gradins (un comble...), que j'ai failli mourrir de soif, et que mon trousseau de clé est encore à Bercy actuellement, j'ai réellement pris mon pied a chanter, danser, sauter, crier de toutes mes forces au milieu de tous ces gens. Finissons sur quelques petits regrets : pas de Jesus of Suburbia dans la setlist, les "Hey Oh!" de Billie Joe un peu agaçant sur la fin, le son pourri de Bercy, et... c'est tout. Vraiment. En tout cas, une chose est sure : la prochaine fois qu'ils passeront en France, je serai de la partie.

Et aussi...
- Les myspace de Green Day, Prima Donna et les Foxboro Hot Tubs.
- La setlist du concert.
- La photo de l'article vient d'ici !

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